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Herta Müller et l’espion traître, nom de code « Voïcu »

29 janvier 2010 Aucun commentaire

Le passé d’Herta Müller, prix Nobel de la Littérature 2009, est toujours bien présent. Victime de la dictature communiste sous Ceausescu, traquée par la Securitate, police secrète du gouvernement jusque dans les années 80, elle n’est toujours pas libérée de cette (ré)pression. Les acteurs de ce système sont encore aujourd’hui au service du pouvoir roumain, seul le nom de l’organisation a changé et les membres se protègent les uns les autres.

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Détruite par les méthodes d’anéantissement de l’intimité propres à cette organisation, Herta Müller est également choquée de découvrir l’identité de l’homme qui l’espionnait en Roumanie puis en Allemagne : Franz Thomas Schleich, ami de l’auteure. Le traître, qui se présentait lui-même en tant qu’auteur a laissé des notes à propos du premier livre d’Herta Müller, qui selon lui, exposait suffisamment des « orientations antiétatiques » pour déclencher l’action des services secrets de Roumanie.

Cet homme, qui aurait changé d’activité ne souhaite plus s’exprimer sur le sujet affirmant vaguement que la Securitate avait pour habitude de falsifier les documents. Qu’importe, Herta Müller a réclamé l’ouverture d’enquêtes sur les acteurs de la Securitate, qui encore aujourd’hui occupent des places importantes dans le nouveau gouvernement roumain qui fait partie de l’Union Européenne depuis 2006.

Rédigé par Stéphanie

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