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Des femmes de menage aux prud’hommes

4 juin 2009 Aucun commentaire

Le 12 mars dernier, le conseil départemental de l’Isle d’Espagnac a repoussé son verdict concernant le sort de sept femmes de menage menacées de licenciement. Il est reporté à octobre 2009.Ces sept femmes de menage sont menacées de licenciement pour faute grave. Le ministère du Travail ainsi que l’inspection du Travail se sont d’emblée prononcés contre ce verdict.

Des femmes de menage menacées de licenciement pour faute grave

Les sept femmes de menage concernées étaient toutes des employées de la société Onet. Elles faisaient le menage dans les locaux de la société Schneider à l’Isle D’Espagnac. Fin 2008, la société Schneider change de société de femme de menage et signe un contrat avec Dikéos. Les femmes de ménage de Schneider qui souhaitaient rester sur place ont donc voulu intégrer cette nouvelle société prestataire de ménage.

Bien que chargée du nettoyage, Dikéos, la nouvelle société de menage, relève de la convention collective de la métallurgie et non de la propreté. Si elle engage ces femmes de menage, elles perdront tous les privilèges liés à leur ancienneté (plus de 20 ans pour certaines). Cependant, au moment où ces femmes de menage ont signé un contrat avec Dikéos, elles ignoraient que leur nouvelle société ne leur permettait pas de conserver les avantages acquis au cours de leurs années de travail en tant que femmes de menage.
Pour Onet, leur signature vaut pour rupture de contrat de travail. L’entreprise décide donc de les licencier pour faute grave. En apprenant les conditions relatives à leur nouvel emploi, les femmes de menage ont recourt aux prud’hommes car elles veulent finalement rester chez Onet. Elles mettent en avant, notamment, qu’elles n’ont jamais signé de lettre de démission.

Pour le moment, ces femmes de menage continuent de travailler chez Schneider. Elles en sauront peut-être un peu plus le 15 octobre prochain.

Femmes de menage : un métier qui évolue

La manière dont ces employées ont été licenciées ne reflète toutefois pas les évolutions récentes du métier de femme de menage. Certaines sociétés prestataires n’hésitent pas à transférer leurs femmes de menage dans une nouvelle entreprise dès lors qu’elles ont perdu un marché. Cette pratique crée une instabilité professionnelle pour le personnel de menage et des situations juridiques complexes. Cependant, ces dernières années, l’émergence de nouvelles sociétés prestataires soucieuses du bien-être de leurs employées de menage ont changé la donne. Elles ont souvent une charte de déontologie et ne sauraient se séparer d’employés à qui elles ont dispensé des formations de haut niveau.

Rédigé par Christelle

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